Argumentaires

Le démantèlement de la jungle de Calais

 

Point sur la situation

Les opérations de démantèlement de la «jungle» de Calais, voulues par le ministre de l'Immigration Eric Besson, se sont déroulées mardi 22 septembre.

Les forces de l'ordre ont interpellé 276 migrants, dont 135 mineurs, ainsi qu'une dizaine de passeurs présumés. D'autres évacuations de campements sont prévues dans les semaines à venir, annonce Eric Besson.

Position de la Gauche, et de l’opposition

 « Cette évacuation ne fera que déplacer des situations d'extrême insalubrité et précarité», estime Jack Lang, premier des socialistes à réagir.

 «Un acte totalement inhumain» selon Martine Aubry. «Ce n'est pas en supprimant un bâtiment qu'on va régler le problème» a-t-elle dénoncé, soulignant que dans la jungle «il y avait une organisation, une fraternité, certes pas digne de notre pays mais qui leur permettait d'attendre.»

Pour France terre d'asile, si «la dignité des personnes est incompatible avec le maintien de terrains vagues comme lieu d'hébergement», la fermeture de la jungle «n’a de sens qui si, parallèlement, les personnes qui ont un besoin de protection peuvent y accéder, autrement dit, si l’accès à la procédure d’asile est possible».

« Une opération médiatico-policière menée par le ministre de l'Immigration» selon Le Parti Communiste.

SOS Racisme a également tenu à manifester son indignation. «Une fois de plus, le gouvernement se livre à une opération d’un populisme effrayant, dont le seule finalité est de plaire à un électorat d’extrême droite. »

Position de la droite

 «On s'attaque enfin à la plaque tournante du trafic de réfugiés» pour l’UMP. «Ceux qui défendent le maintien des clandestins dans des conditions indignes sont par leur inaction, complices de ces drames humains», a ainsi estimé le porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre.

Quel avenir pour les migrants ?

«Tous les individus qui vivaient dans la jungle ont été approchés», a assuré Eric Besson.
Une solution individuelle sera proposée à chacun lors d’un entretien : le retour volontaire, la demande d’asile ou l’expulsion. Toutefois, «si la situation en Afghanistan ne le permet pas, il n'y aura pas de retour forcé» dans ce pays, a précisé Le Ministre.
Pour l’heure, 180 ont présenté une demande d'asile et 180 autres ont accepté un retour volontaire.

Et les passeurs ?

 «Nous ne laisserons pas les passeurs faire la loi le long de la Manche», a insisté le ministre, rappelant que «depuis plusieurs semaines, le préfet mène des démantèlements de squats et de campements».

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