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Nous ne serons pas la génération sacrifiée

stylo-plumeCette semaine, la majorité silencieuse de notre pays va une nouvelle fois subir les pérégrination des opposants au changement, de ceux qui, une fois de plus, refusent d'adapter notre pays aux nouveaux enjeux de notre société. Il est toujours divertissants de constater quand on est jeune que c'est nos aînés qui se revendiquent être nos porte-paroles une fois de plus. Une fois de trop ? L'instrumentalisation de notre génération est une honte pour le débat public. C'est encore considérer notre génération comme servile et incapable de réfléchir. Avec Benjamin Lancar, président national des Jeunes Populaires, nous partageons une tribune pour appeler les jeunes à préserver notre système par répartition.

"Parmi les manifestants et les opposants de tout genre à la réforme des retraites, beaucoup se réclament avec une vanité honteuse les défenseurs des plus jeunes générations. Ils affirment combattre le gouvernement non pour eux, mais pour les générations qui leur succéderont et qui, eux, ont aussi droit à un système de retraite par répartition. Mieux encore, ces derniers jours, on entend de nombreux apprentis sorciers appeler la jeunesse à la rescousse pour mieux bloquer et s'opposer.

Les jeunes ne doivent pas s'y tromper, si notre génération souhaite une retraite par répartition pérenne demain, il faut réformer et refuser de donner du crédit à cette gauche du statu quo. Deux raisons à cela. Premièrement, la jeunesse n'a rien à attendre de personnalités pour la plupart soixante-huitardes, qui ont profité sans rien transmettre à nos jeunes générations, nées pendant la crise économique. Deuxièmement, le compte n'y est pas ! Le Conseil d'orientation des retraites, dans son rapport d'avril 2010, a ainsi estimé que, sans réforme, le déficit des retraites atteindrait un montant astronomique compris entre 50 et 100 milliards d'euros. Un tel constat est sans appel : aujourd'hui, une retraite sur dix est financée par de la dette, si on ne réforme pas, ce sera le cas d'une sur six. Cela signifie que, sans réforme, le système ne serait plus par répartition mais par crédit sur les générations à venir. Les opposants d'aujourd'hui ne sont autres que les fossoyeurs de la retraite des jeunes. Nous, Jeunes populaires, rappelons que c'est l'absence de réforme qui sacrifiera notre génération. Les jeunes de 2010 comme ceux des décennies précédentes n'ont rien à attendre de ceux qui, par des choix dictés par la facilité et la démagogie, leur ont hier offert des emplois jeunes pour mieux les propulser vers le chômage, ou encore ont toujours refusé de réformer ou de moderniser nos universités. Cette réforme est juste parce qu'elle protège la jeunesse.

La jeunesse doit donc prendre la parole, et ne pas se laisser instrumentaliser. Nous nous réjouissons de voir qu'en dépit des appels nombreux lancés par les forces de l'immobilisme et du conservatisme, la jeunesse n'est pas dans la rue. Elle ne se reconnaît pas dans ces manifestants qui sont soit déjà retraités, soit bénéficient d'avantages acquis, et qui dans les deux cas n'ont que faire de la jeunesse de France. La jeunesse dans notre pays dispose d'un droit d'inventaire. Elle est en droit de se demander qui a permis que désormais chaque enfant, dès sa naissance dans notre pays, soit endetté à hauteur de plus de 20.000 euros. Elle est en droit de demander des comptes à ceux qui, par la réduction du temps de travail hier, et la hausse constance du coût du travail avant-hier, ont mis notre pays à contre-courant de ses partenaires européens. Elle est surtout en droit de s'exprimer et de soutenir aujourd'hui le choix courageux du président de la République Nicolas Sarkozy de réduire les déficits publics, à l'heure de la présentation du budget 2011.

La jeunesse de France doit prendre la parole dans le débat public dès qu'il s'agit de préserver son avenir. Elle ne peut être otage par procuration d'opposants de toujours. Elle doit opposer son droit d'inventaire. Et elle doit dire non à ceux qui, la dépeignant sacrifiée, rêvent de la voir se faire hara-kiri en refusant toute réforme dans notre pays."

Benjamin LANCAR, président national des Jeunes Populaires
Mickaël LEROUX, délégué national associé en charge des régions Auvergne et Limousin

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