Évenements
14 mars: La famille en question
Forts de leurs convictions personnelles et de leurs valeurs, et face à la densité du débat public sur ce thème, les Jeunes Populaires cherchent à prendre position afin de faire bénéficier l’UMP du point de vue de la jeunesse.
C’est dans cet objectif que samedi 14 mars à la permanence UMP de Montluçon, les Jeunes Populaires de l’Allier ont réuni une commission départementale ad hoc composée de Conseiller Nationaux Jeunes Populaires, représentants chaque circonscription du département, pour débattre sur l’avenir de la famille autour de Françoise Blazy, conseillère régionale et adjointe aux affaires sociales de Montluçon (Nouveau Centre). Les Jeunes ont pu profité de l’expérience de Françoise Blazy sur des questions aussi diverses que le mariage, le Pacs, l’homoparentalité, le développement de la monoparentalité, la multiparentalité,…Ils ont ainsi pu dégager des propositions concrètes sur les nouvelles politiques publiques familiales et prendre position sur le rôle social de la famille dans la société.
Les différentes propositions qui sont ressorties de ce débat, ainsi que les contributions envoyées par les autres militants et par les internautes, ont fait l’objet d’une synthèse. C’est un vrai travail critique qui a été effectué pour faire remonter la position de chacun sur cet valeur souvent citée comme essentielle pour notre famille politique.
PROPOSITIONS DES JEUNES POPULAIRES DE L'ALLIER
SUR L’AVENIR DE LA FAMILLE
Ces propositions ne reflètent ni la position officielle du mouvement Jeunes Populaires ni celle de l'UMP. Elles sont une synthèse des différentes propositions personnelles qui ont été exprimé dans la fédération de l'Allier ; et sont citées sur ce site dans un but informatif et de transparence.
Se questionner sur l’avenir de la famille et sur les évolutions de celle-ci permet de s’interroger sur la nature que l’on veut accorder au lien social. C’est aussi se demander l’image que l’on veut donner à notre société. Se questionner sur cet avenir nous amène à se demander si cette valeur est toujours à la base de notre univers social. Dans le cadre d’un débat avec la participation d’élus locaux (UMP, Nouveau Centre, FRS), les Jeunes Populaires de l’Allier se sont donc interrogés sur l’avenir de famille à travers plusieurs points successifs.
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Ces dernières semaines, suite au projet de loi redéfinissant l’autorité parentale, nous avons constaté des divergences de points de vue au sein de la majorité présidentielle. Ces relatives oppositions sont au moins l’exemple que le débat des questions de société se situe au sein du mouvement populaire. Face à cela, les Jeunes Populaires de l’Allier s’accordent sur le fait que la famille demeure une valeur centrale. La famille est au fondement même de notre société. Elle a toujours été une valeur centrale pour notre famille politique. Ils ont conscience cependant que la société change et que les cadres juridiques doivent prendre en considération certaines évolutions de notre société.. Comme tous les sujets d’actualité, parvenir à une position unanime apparaît difficile.
Un débat sur le statut des homosexuels à ne pas généraliser
Les élus locaux présents ont mis l’accent sur la différence d’approche que l’on peut avoir de l’avenir des questions familiales entre Paris et la Province. Il a été notamment évoqué la différence d’influence des lobbies favorable à la communauté homosexuel. Ce décalage s’illustre au quotidien par le faible écho des associations homosexuelles dans notre département. Les questions homosexuelles, sans pour autant être un tabou, n’apparaissent pas un sujet central des questions de société. Cette disparité s’est notamment illustré de facto lors de la mise en place du Pacs, la mise en place de celui-ci dans notre département s’étant révélé tardif et peu développé.
L’homosexualité est complètement accepté comme étant une normalité. La lutte contre l’inégalité entre les individus est parfaitement légitime et nécessaire. Sur ce point, la France apparaît en retard par rapport à ses voisins européens pour trancher de telles questions de société. ce débat sur l’avenir de la famille soulève un grand nombre d’interrogation auxquelles nous ne pouvons répondre si nous ne nous attachons pas à la question de la reconnaissance de la communauté homosexuelle.
Des revendications hétérogènes sur le statut juridique des couples
En ce qui concerne le mariage homosexuel, une majorité de jeunes a souligné l’absence de demande globale de la part des couples concernés. La grande majorité des couples souhaite vivre sans pour autant se poser la question du mariage et de l’adoption. Cependant, maintenir une telle discrimination amène à se demander si le mariage peut être ouvert aux couples homosexuels.
Après avoir comparé les différentes situations juridiques proposés aux couples français, les jeunes se sont interrogés sur la pertinence du mariage pour les couples homosexuels puisque le Pacs offre toutes les garanties nécessaires à une vie en couple. Plus que de permettre le mariage aux homosexuels, l’idée d’un Pacs amélioré a été soutenue par la majorité.
En ce qui concerne le mariage homosexuel, l’idée n’apparaît pas dérangeante en soi. Cependant, le mariage apparaissant comme le fondement même du cadre familial, l’idée du mariage pour les homosexuels permettrait à terme de permettre l’adoption des enfants à ceux ci, situation à laquelle les jeunes sont majoritairement opposée.
Cependant, le mariage homosexuel apparaît aussi pour certains jeunes comme devant être un droit, notamment parce que tous les hommes naissent libres et égaux en droit, dans le respect de nos principes républicains. Donner un nom différent, notamment avec l’hypothèse d’une Union civile, signifie forcément que les garanties seront différentes et n’offriront pas les mêmes droits que le mariage. Les différences entre communautés apparaîtrait alors maintenues, sur un plan juridique mais également social. Même si cette position est apparue comme minoritaire dans notre département, il convient de la prendre en considération.
Homoparentalité : ne pas généraliser des exceptions.
Sur cette question, les jeunes demeurent conscients que dans les faits, les arrangements entre couples et les déplacements à l’étranger permettent de dépasser les restrictions juridiques françaises. Cependant, ces situations apparaissent comme minoritaires et il convient de ne pas les généraliser par peur de porter atteinte à un prétendu développement psychologique de l’enfant. Chaque partie pouvant se retrancher derrière des études scientifiques, l’application d’un principe de précaution est souhaitée sur cette question. Plus qu’une question scientifique, c’est la question d’un choix de société qui est en jeu.
Des jeunes ont souligné cependant qu’il vaut mieux un enfant avec des parents homosexuels qu’un orphelin. Aujourd’hui, un grand nombre d’enfants sont issus de familles homoparentales. Si la loi doit changer c’est avant tout pour eux. Un enfant naît dans une famille et grandit dans une société, deux institutions primordiales entre lesquelles l’enfant ne peut être pris en otage. Reconnaître un statut pour la famille homoparentale, c’est permettre aux enfants qui se trouve dans ces situations d’avoir un statut juridique correspondant à leur structure familiale. C’est donc favoriser la protection des enfants. Cependant, d’autres jeunes ont avancé le risque qu’une telle loi ne favorise la généralisation d’une pratique encore jugé par la grande majorité de l’assistance comme étant contraire aux lois biologiques de la reproduction.
Interrogation sur le statut des beaux parents et des tiers.
La place de l’enfant apparaît comme la priorité. Dans les faits, force est de constater que la répartition de l’autorité sur les enfants est une réalité. Que cela soit à l’école et dans l’ensemble des actes de la vie quotidienne, cette délégation de pouvoir existe. Une grande partie des jeunes se demande ainsi la pertinence du dernier projet de loi, si ce n’est permettre une reconnaissance de l’autorité du tiers homosexuel. Cette question permet de nous interroger une fois de plus sur le rôle de la loi en France. La loi doit-elle réguler ou s’adapter à la société ?
Eviter le risque communautaire
Malgré ces réticences, il convient de souligner qu’aucune stigmatisation n’est ressorti des débats. Les jeunes ont conscience que les discriminations existant entre couple hétérosexuel et couple homosexuel sont intolérables. Cependant, ils ne veulent pas réduire le débat sur la famille à cette question. Même si l’UMP se doit d’être attentive aux attentes de la société civile, il convient de ne pas mettre en place des propositions qui se réduirait à donner une bonne conscience politique à notre parti dans un objectif électoraliste.
Redonner un nouveau souffle à nos politiques familiales
Cette situation complexe qu’est la monoparentalité et la multiparentalité concerne de plus en plus de personne. Pour améliorer la situation des familles, l’Etat et les Collectivités territoriales doivent favoriser la garde des enfants, notamment en développant des initiatives comme la Paje. Dans les milieux ruraux, les collectivités ont souvent des difficultés financières pour développer ce genre d’initiative. Il ne faut pas craindre de déléguer des compétences de services publics à des associations locales reconnus pour leurs compétences. Le rôle des associations doit donc être renforcé pour améliorer une politique familiale de proximité, complément essentiel à la politique sociale exceptionnelle de la France.
Sur un plan financier, les allocations familiales doivent être déterminé en fonction des ressources dans un objectif de justice sociale. Il faut développer plus d’équité en prenant en considération les différences sociales de chaque famille.
Concilier responsabilité et liberté des parents
Pour faire échos au point précédent, les Jeunes ont cependant souligné qu’on ne peut pas tout demander aux personnes publiques et aux associations. Il faut donc favoriser la responsabilité des familles. Cette responsabilité ne sera effective que si une politique plus dissuasive vis à vis des fraudeurs est mise en place Maîtriser le flux des aides et revaloriser la responsabilité de chacun sont des éléments essentiels et complémentaires. C’est donc avant tout un juste équilibre qu’il faut trouver.
La responsabilité s’illustre par exemple lors du versement de l’Allocation de Rentrée Scolaire, où la liberté d’utilisation des sommes allouées devrait s’accompagner de la responsabilité de certaines familles. Si certains ont souligné la pertinence de la mise en place de bon d’achat pour éviter les dérive, la majorité des jeunes s’accordent à dire qu’il s’agit d’épiphénomène . Il ne faut pas faire d’amalgame et généraliser les dérives qui ne place pas l’enfant au centre des préoccupation familiales. Ce qui ressort à l’unanimité de notre laïus, c’est qu’une grande majorité des familles, de la plus traditionnelle et la plus nouvelle, place l’enfant au centre du projet familial, mais queans toutes situations, il existe des abus qu’il convient de combattre.
Garantir les droits de chacun
Les gardes alternés des enfants doivent prendre en considération le droit des pères. En effet, trop souvent, l’enfant est confié à la mère. Il faut mieux prendre en considération l’avis de l’enfant lors des séparations.
Il convient de souligner que les récentes politiques familiales vont dans un sens positif pour les pères, comme le démontre le développement des congés de paternité. Les pères doivent avoir autant de droits réels que les mères. Il n’est pas normal qu’un père, comme une mère ne puisse voir son enfant. La place des deux parents est essentielle pour l’équilibre de l’enfant.
En ce qui concerne la monoparentalité, les jeunes soutiennent unanimement un renforcement du statut des parents célibataires. Sans pour autant faire du dirigisme économique, il faut dissuader les employeurs à imposer des horaires incompatibles avec une vie familiale monoparentale.
Les élus locaux présents ont témoigné du coût important de ces politiques familiales. Ils ont cependant souligné la pertinence d’un droit opposable à la garde d’enfant afin de permettre aux familles monoparentales de concilier vie professionnelle et vie familiale. Il faut que le service minimum d’accueil des enfants à l’école soit obligatoirement mis en place par les communes lorsqu’il y a des grèves, indépendamment des convictions politiques et idéologiques de chacun.
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Ainsi, ce qui ressort globalement de ce débat c’est la nécessité de mettre en place une politique de cas par cas. Les questions sur l’avenir de la famille ne débouchent pas sur des réponses unanimes. Il faut être pragmatique au quotidien et favoriser le dialogue. Il faut favoriser une politique de médiation familiale dans le système actuel. La loi doit continuer à fixer des principes généraux et de ne pas s’attacher à des cas particuliers. Il faut favoriser cette médiation également lorsque des situations sui generis apparaissent plutôt que de légiférer.
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