Nos idées
Le changement de statut de la Poste
Contexte : La Poste en quelques chiffres
2e entreprise préférée des français selon les enquêtes d’opinion.
1er employeur public en France avec 300 000 collaborateurs.
17 000 points de distribution sur l’ensemble du territoire.
2e groupe postal européen avec 29 millions de clients et un chiffre d’affaire de 20,8 milliards d’euros.
29 millions d’objets distribués chaque année.
Selon une directive européenne la libéralisation et l’ouverture à la concurrence du secteur postal devra être réalisée d’ici 2011.
L’adoption de la loi n° 2005-516 du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales va conduire à une révision du cadre réglementaire d’exercice des missions de La Poste. Le statut de la Poste (EPIC) sera transformé en société anonyme à capitaux publics.
A gauche : hostilité de principe et crainte d’une privatisation
Sans surprise, la gauche fait front commun sur ce dossier et prend, à tort, l’exemple de GDF pour dénoncer le changement de statut comme une privatisation rampante :
« Le changement de statut, l'ouverture du capital permet justement aux capitaux privés de s'engouffrer dans la brèche et de faire tomber dans leur escarcelle une entreprise publique.»(PCF)
« Quant aux promesses de Sarkozy, chacun se rappelle celle qu'il avait faite à propos de GDF (participation de l'état à hauteur de 70%) avant de piétiner allègrement ses déclarations antérieures (35% depuis la fusion avec Suez). » (NPA)
Les Français, en majorité, sont opposés à toute privatisation. L’appel du comité national du NPA contre la privatisation de la Poste a déjà reçu 300 000 signatures. Besancenot promet une mobilisation syndicale majeure…
La position de la droite : « Pas question de privatiser La Poste » !
Personne ne veut privatiser la poste, comme en attestent les déclarations unanimes des ministres et de l’UMP.
Le changement de statut est nécessaire : la dette colossale de La Poste (6 Mds €), la concurrence européenne et la croissance de la société imposent d’énormes investissements. C’est La Poste elle-même qui a demandé à l’Etat ce changement de statut afin de pouvoir procéder à une recapitalisation de plusieurs milliards. Sans le changement de statut, il aurait fallu trouver des subventions publiques, mais en cette période de crise comment l’Etat pourrait trouver ces milliards ?
Il ne s’agit pas d’une privatisation : les 2,7 milliards de capitaux apportées seront à 100% publics (notamment par la CDC). Les personnels fonctionnaires de La Poste gardent leur statut, la Poste restera "le prestataire de service universel pour une durée de quinze ans minimum".
La Poste reste ainsi "un groupe public qui remplit des missions d'intérêt général" et conserve un "fonds postal national de péréquation territoriale", finançant la présence de La Poste sur tout le territoire français.
2e entreprise préférée des français selon les enquêtes d’opinion.
1er employeur public en France avec 300 000 collaborateurs.
17 000 points de distribution sur l’ensemble du territoire.
2e groupe postal européen avec 29 millions de clients et un chiffre d’affaire de 20,8 milliards d’euros.
29 millions d’objets distribués chaque année.
Selon une directive européenne la libéralisation et l’ouverture à la concurrence du secteur postal devra être réalisée d’ici 2011.
L’adoption de la loi n° 2005-516 du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales va conduire à une révision du cadre réglementaire d’exercice des missions de La Poste. Le statut de la Poste (EPIC) sera transformé en société anonyme à capitaux publics.
A gauche : hostilité de principe et crainte d’une privatisation
Sans surprise, la gauche fait front commun sur ce dossier et prend, à tort, l’exemple de GDF pour dénoncer le changement de statut comme une privatisation rampante :
« Le changement de statut, l'ouverture du capital permet justement aux capitaux privés de s'engouffrer dans la brèche et de faire tomber dans leur escarcelle une entreprise publique.»(PCF)
« Quant aux promesses de Sarkozy, chacun se rappelle celle qu'il avait faite à propos de GDF (participation de l'état à hauteur de 70%) avant de piétiner allègrement ses déclarations antérieures (35% depuis la fusion avec Suez). » (NPA)
Les Français, en majorité, sont opposés à toute privatisation. L’appel du comité national du NPA contre la privatisation de la Poste a déjà reçu 300 000 signatures. Besancenot promet une mobilisation syndicale majeure…
La position de la droite : « Pas question de privatiser La Poste » !
Personne ne veut privatiser la poste, comme en attestent les déclarations unanimes des ministres et de l’UMP.
Le changement de statut est nécessaire : la dette colossale de La Poste (6 Mds €), la concurrence européenne et la croissance de la société imposent d’énormes investissements. C’est La Poste elle-même qui a demandé à l’Etat ce changement de statut afin de pouvoir procéder à une recapitalisation de plusieurs milliards. Sans le changement de statut, il aurait fallu trouver des subventions publiques, mais en cette période de crise comment l’Etat pourrait trouver ces milliards ?
Il ne s’agit pas d’une privatisation : les 2,7 milliards de capitaux apportées seront à 100% publics (notamment par la CDC). Les personnels fonctionnaires de La Poste gardent leur statut, la Poste restera "le prestataire de service universel pour une durée de quinze ans minimum".
La Poste reste ainsi "un groupe public qui remplit des missions d'intérêt général" et conserve un "fonds postal national de péréquation territoriale", finançant la présence de La Poste sur tout le territoire français.
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